“La naissance des préjugés se trouve dans l’ignorance.”

— Geoffrey Kelley, ministre responsable des Affaires autochtones
De dire la ministre du patrimoine canadien, l’honorable Mélanie Joly, “il n’y aucune relation plus importante que la relation que nous entretenons avec les peuples autochtones”. Et comme c’est devenu l’habitude de ce gouvernement de reconnaitre les territoires traditionnels publiquement lors des occasions protocolaires, elle a mentionné en ouverture de discours que nous étions, à Montréal, en territoire traditionnel Mohawk.
De tels mots clés ont résonnés dans l’auditorium de la Grande Bibliothèque comme un vent de fraicheur et de lucidité fraternelle qui semble avoir pris de l’ampleur ces dernières années au Canada, surtout avec le mouvemement Idle No More qui semble avoir réveillé les consciences.
Des mots et des phrases tels que Réconciliation, Amitié avec les partenaires et les petites entreprise, Communication entre les peuples, et le soutien à l’apprentissage des langues des autochtones ont définit l’importance de ce festival comme un reflet de l’engagement politique et moral du Canada envers la régularisation des relations avec les Premières Nations. D’autant plus que le matin même, le gouvernement annonçait l’amorce de la très attendue commission d’enquête sur les femmes autochtones tuées ou disparues.  D’où l’énoncé significatif de Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador: “Le ciel se dégage; on commence à voir la ligne d’horizon dans la relation entre nos peuples et la grande majorité canadienne et québécoise.”
Serions-nous enfin arrivés, ici au Canada tout au moins, à un état de grace où ceux qui ont le pouvoir ont aussi la force morale de reconnaitre leurs torts et de partager ce pouvoir et cet espace de manière juste et équitable, dans une optique de véritable réconciliation?
Je le souhaite avec ardeur et espoir.

 

SP

Extrait de l’allocution de Ghislain Picard
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