Ben l’Oncle Soul 25 juin 2011 à Montréal (photo S.Pascal)

On a l’habitude des zoukeurs antillais qui fusionnent la musique caraïbe et le R&B depuis plus d’une dixaine d’années, mais ici Ben l’Oncle Soul, beau métis français, est allé chercher la musique soul des Etats-Unis des années 60 et en a fait sa propre marque de commerce. À en croire les co-fondateurs du Festival de Jazz de Montréal, André Ménard et Alain Simard, lorsqu’ils l’ont présenté hier soir, Ben est le seul chanteur soul francophone crédible au monde…

Les danseurs-choristes, impeccable en nickerbockers et en casquettes mon-oncle, font des chorégraphies dignes des Temptations et des Jackson Five, pendant que Ben, charismatique animateur en pantalon rouge vif, nœud paps et chapeau papa, avec l’énergie d’un Grégory Charles, la prestance d’un Anthony Kavanagh et le vibrato éraillé d’un Stevie Wonder, Michael Jackson ou James Brown, ressemble à Xavier Dolan dans ses expressions enjouées et sa fougue gamin, et cite les Otis Redding, Curtis Mayfield et Ray Charles comme influences…

Le tout en français et en anglais, en noir et en blanc. Très cool.

(désolée pour le cadrage…)

Un hommage à Michael Jackson.

Puis Ben a décidé de prendre un bain de foule. Ça rappelait celui de Angelique Kidjo l’année dernière ici même à la Place des Festivals. C’est une sortie toujours un peu risquée pour un artiste, mais Ben en a profité alors qu’il peut encore se le permettre. Remarquez le synchronisme des musiciens lorsqu’il commande le refrain au beau milieu de la foule à la fin, sans micro, avec un simple bras levé… (désolée encore, la vidéo bouge pas mal…)

SP

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