Il est indéniable que la culture est un précieux joyau pour tous les peuples de la planète. Ensuite, la préservation et la diffusion de cette culture, elle-même souvent encastrée dans une autre culture, celle d’un pays d’accueil, devient une quête, un devoir, une obligation, un rêve ou carrément une mission. Souvent on y investit sa vie au complet.

Vues d’Afrique est un des tout premiers festivals de la métropole, avec une organisation très rodée. Malgré cela, il souffre d’un financement presque toujours déficitaire, et doit jouer sur plusieurs fronts pour arriver à boucler chaque édition. Sur le plan politique, les changements au gouvernement ont souvent une influence sur la diffusion, la visibilité et le développement de l’événement.

Mais le Festival réussit toujours à tirer son épingle du jeu, comme en témoigne la résilience de la nouvelle directrice générale, Géraldine Le Chêne, qui elle-même a grandit avec le Festival, co-fondé par son père Gérard Le Chêne il y a 27 ans. Cela reste une tâche colossale.

Ayant été moi-même très impliquée dans la promotion du produit ethno-culturel à Montréal, des deux cotés de la barrière médiatique (en tant qu’attachée de presse et journaliste pigiste) au cours des 15 dernières années, j’ai demandé à Géraldine, qui a été directrice des communications pendant presque 20 ans, quel est le rôle et l’impact des médias dans le développement du Festival.

Néanmoins, le résultat semble être positif car le festival a réussi à s’imposer ici et ailleurs, comme en témoigne l’actrice sénégalaise Koumba Ball, jury cette année, sélection numérique.

Advertisements