La La La Human Steps - Nouvelle Création

La La La Human Steps, Nouvelle Création, Place des arts à Montréal, du 5 au 7 mai 2011
Artiste invitée : Diana Vishneva, danseuse étoile du Ballet Kirov
Musique : Gavin Bryars

La La La Human Steps - Nouvelle Création

Splendid. Is there anything more sublime than a dance creation by Edouard Lock, I ask. “There are no words…,” said someone nearby as the curtain fell.

La La La Human Steps. La Nouvelle Création pour souligner les 30 ans de la troupe. À la Place des Arts, la grande Salle Wilfrid-Pelletier, comme la dernière fois. C’était alors Amjad. J’y étais. C’était merveilleux. J’étais tombée amoureuse de la troupe, de la trame sonore aussi…

La La La Human Steps - Amjad

Ce soir j’ai retrouvé la signature de la chorégraphie d’Edouard Lock. Revu la forme, les mouvements saccadés, les pointes, toujours les pointes… et les faisceaux lumineux qui font partie intégrale d’une mise en scène dénudée. Quatre musiciens assurent le pendant sonore en live au fond de la scène, derrière un rideau d’ombre. Le spectacle est alors un tout. Les danseurs s’esquivent gracieusement à la fonte d’un projecteur, dans le noirceur, à travers les musiciens, vers les coulisses. La musique continue, un pas de deux s’enchaine, puis un autre tableau. Encore des pointes, au bout de ces baguettes affilées que sont les jambes sculptées des ballerines. On a mal pour elles, mais on chasse cette idée pour continuer à les regarder, à les fixer, enchantés, captivés par les développés à 180°, les chassés et les entrechats sur la pointe de leurs orteils, le poids de leurs frêles corpulences soutenu par quelques phalanges à l’extrémité de leur grâce.

La La La Human Steps - Nouvelle Création

Consistently beautiful, this piece is again the ripe fruit of years of attention to creative and production details, from determining the amplitude of a movement, repeated several times so as to brand the move, the piece and the choreographer, to the intricate design of light. Indeed, theatrical lighting is the most important element of the scenery. There are no props to speak of. Only two screens that are lowered to fill space above the stage as a dramatic complement. When the spots come back, so do the dancers, moving inside the intangible confines of each white sphere, playing to their own silhouettes projected inside of it. This is especially visible from high up in the nose-bleed section, or balcony.

And always these arms flailing. Like hummingbirds, wings aflutter. And the spotlights above accentuating the contrast between dark and light, between the black air of the theater and the whiteness of skin. Between the embrace, the evasion and the tragedy of love affaires undone; In this, two Baroque operas are blended: Purcell’s Dido and Aeneas, and Gluck’s Orpheus and Eurydice. And in pirouettes as fluid and fast as a human body can be turned, ballerinas spin, on the tips of their toes, tragic and sensual in the same phrase.

A feast for the beholder. A magnificent opus of purity in dance.

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