Enter The Void, écrit et réalisé by Gaspar Noé, avec Nathaniel Brown et Paz De La Huerta

Après avoir été présenté à tous les festivals (Cannes, Londres, Toronto, Sundance, etc.) depuis sa sortie en 2009, Enter the Void (Soudain le vide en version française), de Gaspar Noé, ne fait pas toujours l’unanimité.

Dans ce film qualifié de « maelstrom psychédélique » par son réalisateur, on doit quitter notre monde douillet et rangé, pour entrer dans un univers de néons et de luminosités nocturnes assourdissantes, tremper dans un « trip » psychotrope en plein cœur de Tokyo, et voir de près le milieu lugubre de la drogue et des clubs de strip tease.

Dès les premières minutes des images de synthèses extrêmement captivantes, voire agressantes, montrent les crédits du tournage (voir version anglaise de cette critique), puis les synapses d’un cerveau en délire de champignons ou autres hallucinogènes, sur des modulations sonores électrisantes.

Puis la mort du protagoniste dans un bar appelé The Void nous entraîne dans sa conscience post-mortem. Le tout est filmé avec une caméra subjective, donc de sa perspective à lui.

On est transporté dans cet univers glauque sur 2 trames thématiques : le Livre des morts tibétain qui anticipe les étapes du passage outre-vie, et le traumatisme dans l’enfance des deux protagonistes, Oscar et sa sœur Linda, qui se sont voués de ne plus jamais se quitter, bien que le destin en décidera autrement, et dont l’événement nous sera rappelé tantôt sur une musique électronique vraiment actuelle, tantôt sur la Suite orchestrale n°3 de Jean-Sebastien Bach…

Un film culte du genre Pulp Fiction, Altered States et 2001 : Space Odessey et Tron, Enter The Void ne laisse personne indifférent. Les images super graphiques, l’excursion dans la vie après la mort et le passage obligatoire dans une sexualité hyper explicite, font en sorte que l’on aime ou que l’on déteste.

Votre rédactrice, elle, a adoré…

Écoutez un peu de la trame sonore icThe Void Moan

Sophie Pascal

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