J’ai eu l’occasion de bavarder un moment avec le coloré directeur de la programmation et co-fondateur du Festival du nouveau cinéma, Claude Chamberlan, pour lui demander s’il était possible de rentabiliser un festival de cette envergure — immense, avec ses presque 300 films — et ce qui fait la renommée du Festival après 39 ans.

« On fait ce qu’on peut. Ce qui est immense c’est l’aspect nouvelles technologies, les shows, les installations, les discussions, les démonstrations… Alors, on va chercher des commanditaires. On fait comme tous les organismes. Pour l’ensemble du festival je suis allé chercher Quebecor. Il y a tellement d’imprévus, tu ne peux pas faire d’argent avec ça. Les seuls festivals qui peuvent faire de l’argent sont ceux qui présentent juste 20 films ! Quelque chose en model réduit… »


« La marque de commerce du FNC c’est la convivialité et l’ouverture entre les jeunes et les moins jeunes. C‘est très important. Tu as vu comme c’est jeune ? Le FNC a tous les publics ! On a, l’équipe de la programmation et moi, la chance d’avoir une vision pluraliste du cinéma, de même qu’une vision pluraliste au niveau des nouveaux médias — car il y a plusieurs chapelles dans le cinéma aussi ! Et on réussit à faire l’église de tous les contenus ! Ici les invités se retrouvent, ils fêtent, il y a des histoires d’amour, des histoires de cul… S’il n’y a pas tout ça, ça vaut pas la peine de faire un festival… »

SP

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