C’est l’histoire d’un jeune Montréalais de « 17 ans et trois quart », Léon Bronstein, convaincu qu’il est la réincarnation le Léon Trotsky. Alors évidemment il tente d’organiser un syndicat des étudiants à son école secondaire anglophone dans l’ouest de l’île, sans trop de succès au début, car tout le monde pense qu’il lui manque quelques billes… C’est drôle, les situations sont loufoques et, contre toutes attentes — et toute logique — il réussit son exploit. Les adultes sont méchants, mous et rétrogrades. Les jeunes portent l’espoir de l’humanité sur leur épaules, mais ils s’ennuient dans les cours d’histoire. Arrive Léon pour fouetter les ardeurs de ces révolutionnaires trop tranquilles.

On se demande bien en quoi Trotsky peut intéresser les jeunes d’une polyvalente montréalaise aujourd’hui. Peut-être qu’on a voulu rappeler le fait qu’au Québec on ne cherche plus de héros, et qu’au Canada, on n’est trop bien pour avoir envie de se révolter.

Mais peu à peu les adultes qui trouvaient Léon un peu disloqué le voient maintenant comme le sauveur d’une époque où on croyait encore pouvoir changer le monde. Et il est tellement mignon (l’extraordinaire Jay Baruchel), qu’on veut l’aimer et le suivre partout…!

Et puis le film a cette aura de Bon Cop Bad Cop, le film le plus populaire et le plus rentable du cinéma canadien, qui colle à l’imaginaire collectif autant pour sa qualité bilingue que biculturelle. Pour cause, il est produit par le même Kevin Tierney, dont le prochain film s’intitule French Immersion“C’est ça notre identité: That’s just who we are!” clame-t-il. “I am a certifiable anglais from Quebec.”

So there’s a bit of that Anglo-Franco thing going on in The Trotsky. But it’s mostly in English this time. And it’s filmed entirely in Montreal! Montreal West, to be exact. A Jewish family with a Gentile French Canadian stepmother (the always delicious Anne-Marie Cadieux) who takes on the classic traits of the Jewish mother — “Do the revolution, but eat first!” It’s funny and sweet. As the high school principal, Colm Feore is delectable as usual, even if he predictably “loses” the battle to keep the demonically rigid order at the school.

But still, if the underlying story line of this film is a throwback to the good old days of social upheaval and the quest for social justice, you have to wonder how this kid could ever exist here, in a post Révolution tranquille Quebec era of appeased mores and quietly divided social realities: In one scene, there is a discussion in class as to how Leon’s “revolution” was going to affect local society, and Leon bursts out, “The French don’t care!”

It remains that this feel-good movie is a potential commercial box office success story as a wholesome, homegrown Montreal teen flick. Something with a very local flavour whose recipe, as Fiore stated on the red carpet at the Montreal opening May 10, will probably be “borrowed” by the Americans, as in the case of the American Bon Cop remake in English and Spanish. “The United States don’t have this sort of tongue-and-cheek cultural duality. This is a totally new take that is bound to generate interest for Canadian and Québécois cinema. And Jay (Baruchel) has a Canadian flag tattooed on his heart…!”

Réalisé par/Directed by Jacob Tierney avec/with Jay Baruchel, Saul Rubinek, Anne-Marie Cadieux, Michael Murphy, Genevieve Bujold

Sophie Pascal

On the red carpet, opening night in Montreal
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